Pensez-y, voila justement que l'été s'y met...
La Page de Bahjar
Un peu de sable rouge entre les doigts de pied
AMI(E)
De l'autre cote du monde
J'emprunte le chemin des morts pour remonter à la ville. Passé la petite chapelle et les pavillons identiques, les cailloux laissent place aux bitumes, aux camping-cars et aux échafaudages.
On dit que le vent souffle, certes, on lui donne même un nom ici, Mistral, mais il faudrait encore préciser ce que souffle le vent. Ne suffirait-il pas de lire la danse des branches d'arbres et des draps gonflés ? Question d'environnement sans doute, mais le vent m'emmêle encore plus que de coutume, emportant en un maelstrom qui ne me quitte pas tous ces flux qui me traversent - gens, lieux, souvenirs et sentiments. Perdu sur la grand place, je ne me retiens qu'à grand peine de m'éparpiller dans la vallée avec tous les pollens du printemps. Impossible de faire le vide dans ces trous d'air : la tempête ne fait jamais que remuer le bouillon de mon âme un peu plus. Mon crâne en cyclone aveugle.
De retour à la table en terrasse, je me tiens la tête à deux mains pour l'empêcher de se disperser complètement. « Laisse tomber, dit le chat, viens faire la sieste au soleil, viens me chatouiller le cou ». C'est une façon pour lui d'oublier sa faim, la sieste. Le chat est étalé sur la table de tout son long, juste sous le rayon de soleil qui y tombe, la tête appuyée confortablement sur un jouet en bois, les yeux plissés du bonheur de m'empêcher d'écrire. Seules ses oreilles bougent, tournant leur pointe au lourd zinzonement d'une grosse mouche à viande.
« Le chat, veux-tu bien être mon point mort, ma zone de calme vide ? » Le vent lui apporte mes paroles par-delà sa somnolence. Ses sourcils réagissent, un mouvement s'amorce, ses pattes se détendent d'un coup et le voilà, rieur, prenant en chasse mon crayon, appuyant ses pattes sur mes papiers.
« Si tu ne veux pas faire la sieste au soleil avec moi, alors il faut jouer, ronronne-t-il bientôt, c'est le seul moyen de trouver le repos ».
" Notre société n'est pas celle du spectacle mais de la surveillance : sous la surface des images, on investit les corps en profondeur ; derrière la grande abstraction de l'échange, se poursuit le dressage minutieux des forces utiles. Nous ne sommes ni sur les gradins ni sur la scène, mais dans la machine panoptique, investis par ses effets de pouvoir que nous reconduisons nous-mêmes puisque nous en sommes un rouage " (Michel Foucault, Surveiller et punir, p.263)
.MAZTEK présente :
PANOPTICON
- Création -
Le Samedi 7 Mars 2009, à 19 heures
A Micadanses, dans le cadre du festival Ici et Demain de la Mairie de Paris.
« Sous une lumière qui est pouvoir, l'art de la danse
Et l'art des échasses jouent ensemble une même tragédie.
Panopticon raconte ce passage décrit par Michel Foucault dans Surveiller et Punir,
Celui du pouvoir souverain au pouvoir disciplinaire,
Du supplicié exposé à la subtile maîtrise des masses individuelles.
Panopticon témoigne de notre sensibilité sous surveillance,
De la menace que font peser les technologies de pouvoir
Sur notre puissance de beauté, de rêve, de vie…»
Conception : Benoit BALTUS.
Partition et Mise en scène : Benoît BALTUS, Anne MEYER.
Chorégraphie : Clarisse CHANEL, Iliana FYLLA.
Musique : Christophe GIRAN, Marion HEYNER.
Création lumières : Benoît BALTUS.
Interprétation : Benoît BALTUS, Clarisse CHANEL, Iliana FYLLA,
Christophe GIRAN, Marion HEYNER, Théodora KOCHYLA,
Aline JAULIN, Alma LOMAX, Anne MEYER,
François NIAY, Martin PREAUD
Informations pratiques :
Micadanses Métro : Saint Paul ou Pont Marie.
16 rue Geoffroy-l'Asnier Bus : 47, 67, 69, 76, 96.
75004 PARIS Téléphone : 01 42 74 46 00.
A suivre...Vendredi 10 Avril 2009 au festival "Transverse" de Christian Bourigault à l'Université de Nanterre ;
théâtre B.M.Koltès, bâtiment L, horaire à venir.
Pour ceux que cela aurait pris de
court : session de rattrapage le jeudi 18 à Nanterre (précisions sur le lieu à venir prochainement) ou bien le myspace des Souffleurs de Vers": link ;
Rose triste béton mou et ciel bleu
J’ai mangé du cheval au souper
Pour épater Babette sans baba – bouche bée
O RHUM !
100 Francs la pipe crie le monde
En imper rouge sur sa tarte
30% de remise
30% des français pensent que
Allez baise-moi dit le monde
En remontant son doigt sur sa ruche
En jupe à rayures le monde ! A PAS CHER!
Avec un ravalement de façade et deux bouts de ficelle
Oumbaba zoum zai Oum baba zoum
J’emboutirai des grands-mères au Mont Saint-Michel
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